Sortie le 28 juin 2018 du numéro Socio-anthropologie 37/2018, consacré aux « Mémoires coloniales », dont l’article « De la distinction en situation coloniale » rédigé par l’historienne d’origine vietnamienne Liêm-Khê Luguern, porte sur les « travailleurs indochinois »

Liêm-Khê Luguern est professeure d’histoire-géographie et docteure en histoire (membre de l’IRIS-EHESS). En 2014, elle a soutenu, à l’EHESS, une thèse sur Les « Travailleurs Indochinois », sous la direction de Gérard Noiriel. Elle est, entre autres, l’auteure de plusieurs articles de recherche sur le sujet, ainsi que de l’ouvrage « Les travailleurs Indochinois requis. Parcours 1939-2006 ».

Le numéro Socio-anthropologie n°37/2018 est consacré aux « Mémoires coloniales » et est disponible en librairie à partir du 28 juin 2018. Dans ce dossier, Liêm-Khê Luguern consacre tout un article sur « De la distinction en situation coloniale » dont le thème porte sur les « travailleurs indochinois ».

  • Référence électronique

Liêm-Khê Luguern, « De la distinction en situation coloniale », Socio-anthropologie[En ligne], 37 | 2018, mis en ligne le 22 mai 2018, consulté le 23 juin 2018. URL : http://journals.openedition.org/socio-anthropologie/3287  ; DOI : 10.4000/socio-anthropologie.3287

  • Référence papier

Liêm-Khê Luguern, « De la distinction en situation coloniale », Socio-anthropologie, 37 | -1, 87-105.

Résumé :

Les agencements sociaux sont constitutifs de l’écriture de l’histoire des « travailleurs indochinois » en France (1939-1952). Ces « travailleurs indochinois » ne forment pas une entité homogène. Parmi eux, se trouve une élite qui a formé l’encadrement subalterne. Ce qui la caractérise, c’est son individualisation poussée, par la scolarisation reçue dès leur plus jeune âge, ce qui permet aux individus qui la composent de s’extraire du groupe. Partant, cet individu est capable de prendre du recul par rapport à la domination subie et peut alors devenir un moteur de l’émancipation pour tout le groupe. Cet individu est « collectif », en témoigne aujourd’hui l’abondance de sa production de témoignages et d’écrits qui fait de lui le principal producteur de la mémoire collective, celle des « travailleurs indochinois ». Ces derniers sont finalement les grands absents de l’écriture de cette histoire. Ils ont subi une double domination telle une malédiction collective et confie à l’élite, leur interprète d’hier et d’aujourd’hui, le pouvoir de raconter.

Éditions de la Sorbonne – 212 rue Saint-Jacques – 75005 Paris – Téléphone +33 1 46 33 97 69

Pour plus d’informations sur Liêm-Khê LUGUERN :

http://www.mcfv.eu/les-14-et-15-juin-2018-colloque-international-heritages-actualites-de-la-socio-histoire-avec-conference-de-liem-khe-luguern-historienne-dorigine-vietnamienne-sur-de/

https://2017.lhistoireavenir.eu/invite/69/

http://www.mcfv.eu/histoire-des-migrants-entre-memoires-et-archives-table-r

http://www.mcfv.eu/these-de-doctorat-sur-les-cong-binh-1962014/

Présentation de la revue Socio-anthropologie :

La revue Socio-anthropologie aborde les déstructurations et les recompositions qui sont au cœur de ce tournant de millénaire.

La « socio-anthropologie », démarche originale à la croisée interdisciplinaire, s’inscrit dans les débats actuels. Les perspectives et les résultats qu’elle propose permettent de mieux saisir le contemporain dans ses continuités et ses mutations.

Chaque numéro est construit autour de trois éléments : textes classiques, réflexions méthodologiques et études sur des pratiques et des représentations contemporaines.

 

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